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Cérémonie des voeux : le discours du maire, Patrick Cassany

Comme il est de tradition chaque début d'année, le maire de Villeneuve-sur-Lot Patrick Cassany, entouré de l'équipe municipale, a présenté ce soir ses vœux aux Villeneuvois.

Patrick Cassany maire de Villeneuve-sur-Lot

Mesdames, Messieurs,

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir ici au théâtre Georges-Leygues pour cette traditionnelle cérémonie des vœux, des vœux au personnel communal, aux personnalités villeneuvoises et aux représentants du monde associatif rassemblés ici ce soir dans ce théâtre, symbole de l'excellence culturelle de Villeneuve-sur-Lot et du Villeneuvois.

Je voudrais, en premier lieu, remercier et féliciter tous les agents municipaux de Villeneuve-sur-Lot et du CCAS pour leur travail quotidien, leur professionnalisme,  ainsi que les élus de l'équipe municipale qui m'entourent pour leur engagement citoyen et leur dévouement au service des Villeneuvois. Ensemble, agents et élus municipaux, nous faisons vivre ce service public municipal essentiel pour la vie quotidienne de nos concitoyens.

Je voudrais commencer mes propos par l'annonce d'une distinction, d'une nouvelle reconnaissance du travail accompli à Villeneuve-sur-Lot. En effet, Villeneuve était déjà la ville aux huit labels : ville amie des enfants, ville amie des Aînés, Agenda 21, Territoire bio engagé, ville internet, Qualiville, Pays d'art et d'histoire, nous venons d'obtenir le « label ville active et sportive ». C'est une reconnaissance nationale du travail engagé par les élus chargés du sport, la directrice des Sports, et les agents de la  Direction des Sports pour permettre aux 105 clubs sportifs de la ville, qui rassemblent 7 000 licenciés, de développer pleinement la pratique sportive. Je voudrais féliciter et remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis l'obtention de ce nouveau label.

C'est dans cette voie de l'excellence qu'il nous faut poursuivre l'action pour Villeneuve par des reconnaissances nationales de tout ce qui se fait de bien et de beau, ici, dans notre Bastide des bords du Lot.

Cette voie de l'excellence doit être notre boussole pour guider notre action en ces temps où les repères de notre société sont en pleine évolution.

En effet, dans ces temps de changement, de bouleversement, d'instabilité, nous avons besoin de stabilité et de confiance.

Le premier socle pour fonder cette confiance, c'est le respect des engagements pris.

À cet égard, l'année 2017 fut au niveau municipal une année charnière puisque c'est l'année qui se situait à la moitié du mandat municipal commencé en 2014 et qui s'achèvera en 2020.

Ce fut donc pour toute l'équipe municipale l'occasion de revenir sur la méthode qui nous a guidés, et sur l'action qui a été conduite depuis trois ans.

La méthode est celle du « contrat municipal » que j'avais proposé en 2014. C'est la seule qui permet de prendre des engagements précis auprès de nos concitoyens et de les tenir. C'est aussi la seule méthode claire qui permette à des élus de sensibilités qui peuvent être différentes, de se mettre d'accord sur des engagements et de travailler ensuite ensemble pour la Ville, pour le bien commun et l'intérêt général dans une société où seuls l'individualisme et l'intérêt particulier semblent prévaloir.

En octobre, vous avez tous reçu un document précis reprenant les 68 engagements du contrat municipal de 2014, point par point, d'où il ressort que 45 engagements ont déjà été réalisés à mi-mandat, 18 sont en cours de réalisation, et 5 sont, soit abandonnés, soit à l'étude. Ce qui signifie que 66 % des engagements pris par l'équipe municipale ont donc été tenus à mi-mandat.

Cette action municipale a été conduite dans un contexte très particulier marqué par une forte baisse de nos ressources en raison du désengagement financier de l’État. À Villeneuve-sur-Lot, globalement la baisse a été de 2 M€.

Pour autant, nous avons dû veiller à ce que les services publics municipaux, les écoles, les équipements sportifs et culturels, le CCAS, les services techniques, continuent à bien fonctionner. Ce qui a été le cas.

Nous l'avons fait en respectant notre engagement de ne pas augmenter les taux des impôts communaux. Les bases sont pour leur part réévaluées chaque année par les services fiscaux de l’État. Dans ce contexte, il a donc fallu conduire une politique rigoureuse d'économies en réduisant nos coûts de fonctionnement, mais aussi en repensant l'organisation des services municipaux, en engageant la mutualisation de nos moyens avec ceux de l'Agglomération.

La situation financière de la Ville est maîtrisée : malgré une baisse des dotations de l’État et des taux d'imposition inchangés, les dépenses de fonctionnement ont baissé de 1,2 M€ entre 2014 et 2017, et l'endettement de la Ville a baissé de 4,7 M€ durant la même période. Prétendre dans la presse le contraire ne peut que traduire une méconnaissance profonde des dossiers ou des absences prolongées.

Il y a un an, dans les mêmes circonstances, je vous avais dit que l'un des gros dossiers de l'année serait la remise à plat de la gestion de l'eau. C'est ce que nous avons fait.

En 2017, nous avions une fenêtre de tir pour agir, pour redéfinir notre système de distribution de l'eau potable. Cela correspondait à la fin du contrat qui liait la Ville de Villeneuve à Véolia depuis 1957, soit 60 ans, pour la distribution de l'eau potable en centre-ville. Comme je l'avais indiqué en 2014, j'ai souhaité que nous mettions à profit cette opportunité pour remettre à plat notre système de distribution de l'eau, avec un objectif très clair : obtenir une baisse significative du prix de l'eau, tout en assurant une excellente qualité du service.

En début d'année 2017, la compétence eau potable a été transférée au syndicat Eau 47, où une commission territoriale Villeneuve-Bias, que je préside, a été créée. Cela nous a permis d'avoir une vision qui dépasse le seul cadre communal et de disposer d'une véritable expertise technique.

Ensuite, nous avons défini un « juste prix » de l'eau, comme si le syndicat Eau 47 devait exploiter ce réseau en régie. Nous avons ainsi fixé un prix de référence. Ce prix est tombé à 1,99 € par m3. Ensuite nous avons « ouvert le jeu » à la concurrence, mais en fixant aux candidats ce prix de référence pour éviter tout risque de dumping uniquement sur ce critère, et au détriment de la qualité. Nous avons ainsi pu juger les propositions des 4 sociétés qui ont répondu sur la qualité du service public. C'est l'offre présentée par AGUR qui a ainsi été choisie.

AGUR n'est pas une multinationale, c'est une société régionale, dont le siège est à Bayonne. Elle exploite les services d'eau et d'assainissement de plusieurs collectivités dans le Sud Ouest, comme Saintes, Cap Ferret ou Boulazac...

Avec 1,99 € par m3, nous aurons le prix de l'eau potable le moins cher du Lot-et-Garonne où il est en moyenne de 2,80 €/m3. Cela représentera pour les abonnés une baisse de 16 %.

Mais nous avons aussi souhaité améliorer la qualité du service public de l'eau potable en favorisant la proximité, parce que nous voulons placer les usagers au cœur du système. C'est pour cette raison qu'une agence commerciale ouvrira ce mois-ci en centre-ville, rue Ozanam, avec des horaires adaptés. C'est aussi cohérent avec notre volonté de remettre des services en centre-ville.

Ces changements concernent les Villeneuvois qui habitent en ville et qui payaient leur facture à Véolia, soit environ 13 000 foyers. Pour les habitants des zones rurales, desservis par la SAUR, il n'y a pas de changement dans l'immédiat. Le contrat d'affermage avec la SAUR s'achève fin 2019. C'est à ce moment-là qu’Eau 47 lancera une procédure d'appel d'offres pour ces secteurs qui, au-delà de Villeneuve, couvrent des communes au Sud et au Nord du Lot.

Autre sujet qui concerne la défense du pouvoir d'achat des Villeneuvois : en avril 2018 sera lancée l'expérimentation de la gratuité des transports en commun sur le réseau Elios. Plusieurs agglomérations se sont déjà engagées dans cette voie avec comme objectif l'augmentation de la fréquentation. C'est ce qui est d'ailleurs généralement constaté avec une augmentation entre 20 et 30 %.

Il faut savoir que le réseau Elios a assuré 1,3 million de trajets l'an dernier et que la DSP arrivera à terme fin 2019. Malgré une augmentation importante de la fréquentation, les recettes provenant de la vente des billets ne représentent que 5 %  du coût du service qui est financé, conformément à la loi, par le Versement Transport payé par les administrations et les entreprises de plus de 11 salariés.

La gratuité des transports se fera naturellement sans augmenter la fiscalité et le versement transport et en intégrant la navette parc expo/centre-ville à une nouvelle ligne navette Est-Ouest entre Bias et le PSV, avec des fréquences renforcées pendant les heures de pointe. Paradoxalement, la gratuité nous permettra de faire des économies notamment en intégrant la navette dans une future ligne navette Est-Ouest. La navette boulevard, quant à elle, sera maintenue telle qu'elle est.

C'est le rôle des collectivités que de favoriser le développement des transports collectifs. Plus ils seront utilisés, moins il y aura de problèmes de stationnement, plus l'accès au centre-ville sera favorisé, et meilleur sera notre bilan carbone.

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Après des mesures qui permettront de renforcer le pouvoir d'achat des Villeneuvois, je voudrais évoquer le sujet de la réussite éducative, qui est au cœur de l'action municipale, parce que c'est à l'école que tout se joue.

La loi sur les rythmes scolaires, qui instaurait la semaine de 4 jours et demi, n'a pas été abrogée, mais le Gouvernement a décidé d'accorder des dérogations aux communes qui le souhaitent.

Avant que les conseils d'école des 16 écoles de Villeneuve-sur-Lot, qui accueillent 1 800 élèves, ne donnent un avis, nous avons souhaité réunir et rencontrer les délégués des parents d'élèves pour échanger avec eux, de façon aussi à ce que les choix qui seront faits le soient de façon éclairée.

En effet, si on peut comprendre que dans des petites communes, l'organisation des TAP soit compliquée, notamment pour trouver des intervenants, à Villeneuve, nous avions pris le temps de la réflexion en 2013/2014 pour bien organiser ces activités en travaillant avec les enseignants, les parents, les associations, et en formant une trentaine d'agents. Nous avons défini un projet éducatif local qui nous a permis d'avoir des financements de la CAF. Avec la dotation de l’État, cela nous permet de financer les très nombreuses activités qui sont proposées aux enfants sans demander de participation financière aux familles, ce qui est pourtant le cas dans beaucoup d'autres villes.

Si nous devions revenir à la semaine de 4 jours, beaucoup d'activités qui, je le crois, sont appréciées, ne pourraient plus être financées. Et alors que les TAP à Villeneuve-sur-Lot, je le rappelle, sont gratuits pour les familles, en revenant aux 4 jours certains enfants devraient aller le mercredi matin en centre de loisirs payants, ou le soir en garderie payante.

Je souhaite donc que seul l'intérêt de l'enfant soit pris en compte dans les avis qui seront donnés. La décision finale sera prise par l’Éducation Nationale, puisqu'il s'agit d'une dérogation, en février.

Pour les jeunes, le projet de regroupement à Descartes des centres de loisirs est engagé de façon à disposer d'un lieu unique et fonctionnel pour l'Accueil de loisirs, ce qui sera aussi plus pratique pour les familles ayant des enfants d'âges différents. Un  architecte a été choisi, l'objectif est que le nouvel Accueil de loisirs puisse ouvrir pour l'été 2019. De plus, aux Fontanelles, de nouveaux modules pour le skate parc seront installés au printemps.

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Au-delà de 2018, il faut aussi penser sur le plus long terme. C'est le sens de la politique globale que nous avons engagée sur le centre-ville. Dès 2010, avec le projet  Action Bastide que je pilotais en tant qu'élu, plusieurs travaux d'aménagement et de rénovation ont été engagés.

Cette action repose sur plusieurs piliers : d'abord l'habitat et le logement, parce qu’il faut remettre des habitants en centre-ville, or le centre-ville date du XIIIe siècle, avec beaucoup de logements vétustes et peu adaptés au mode de vie actuel. C'est pour cela que nous avons engagé deux OPAH-RU pour aider les propriétaires à rénover des logements. Plus d'une centaine ont été rénovés.

Deux projets importants sont en cours : la rénovation de la venelle de Paris, qui permettra de redonner des accès aux appartements situés au dessus des magasins et qui sont aujourd'hui vides. Et d'autre part, l'extension du FJT rue Lakanal et Parmentier, qui permettra de créer 14 logements pour des jeunes qui travaillent ou sont en formation. De plus, l'aménagement des quais sur les bords du Lot rive gauche améliorera le cadre de vie et valorisera notre patrimoine sur le plan touristique.

Il faut bien sûr aussi accompagner les commerçants avec des aides pour rénover les vitrines et les devantures commerciales, et soutenir les nombreuses animations en centre-ville. C'est aussi dans ce cadre que se développent les actions du Contrat de Ville dans le domaine économique, de la cohésion sociale et du cadre de vie. Un appel à projets vient d'ailleurs d'être lancé.

Avec l'élaboration du futur PLUI qui devrait être adopté en fin d'année, nous aurons aussi un outil pour agir avec les orientations commerciales. Il faut en finir avec le laisser-faire et laisser-aller en matière de développement commercial en périphérie.

Comme dans toutes les villes moyennes, malgré les actions et le soutien de la Ville et de l'Agglomération, le commerce de centre-ville souffre. La première des raisons étant le changement des habitudes de consommation depuis plusieurs décennies. C'est encore plus fort à Villeneuve où nous avons quasiment le double de surfaces commerciales en périphérie que la moyenne nationale : 999 m2 pour 100 habitants en moyenne nationale, contre 1 694 m2 pour 100 habitants à Villeneuve.

Il faut marquer un coup d'arrêt à cette tendance et fixer des règles.

Il ne s'agit pas de tout geler en périphérie, mais de trouver un équilibre entre périphérie et centre-ville. Pour faire simple, orienter les commerces de vêtements et d'alimentation vers les centres-villes, l'équipement de la maison et l'automobile vers les périphéries.

Par les ravages causés, l'extension commerciale en périphérie a été une catastrophe environnementale et, contrairement aux apparences, une catastrophe en terme d'emploi. Nous savons maintenant que pour un emploi créé en périphérie, deux emplois sont supprimés ailleurs !

Ce que chacun doit comprendre, c'est que Villeneuve est le cœur de son agglomération. Son dépérissement aurait forcément des conséquences négatives sur l'attractivité de l'ensemble des communes voisines.

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À propos du centre-ville, et sans aucun tabou de ma part, comment ne pas évoquer les questions liées à la sécurité pour partager l'exaspération d'un grand nombre d'habitants. Nous savons pertinemment que Villeneuve n'est bien sûr pas Chicago, et que globalement le nombre de délits est plus faible que dans beaucoup d'autres villes, y compris dans le département. Mais nous subissons un type de délinquance particulier lié à des petits trafics de drogue par des mineurs qui, contrairement à beaucoup d'autres villes où ils se situent d'ordinaire dans des cités périphériques que nous n'avons pas à Villeneuve, se déroulent chez nous en centre-ville, à la vue de tous. Ce qui explique le niveau d'exaspération, et notamment celui d'autant plus compréhensible des riverains, habitants ou commerçants, les plus proches.

Comme Maire et comme Villeneuvois, je ne me résous pas à voir une poignée de jeunes mineurs ternir l'image de notre cité. Cette ville que j'aime, qui a tellement de charme, tellement d'atouts, tellement de gens formidables qui se battent tous les jours pour la faire vivre, ne peut pas être ternie par cette image.

Ce phénomène est amplifié par les réseaux sociaux, où n'importe qui peut écrire n'importe quoi, et où quelques excités relayant parfois des informations fausses, ne se rendent même pas compte du préjudice qu'ils causent à l'image de notre ville et en particulier à ses commerçants.

Je l'ai déjà dit, au niveau municipal, nous actionnons tous les leviers légaux qui sont à notre disposition : police municipale renforcée et armée, vidéo-protection, rappel à la loi, prévention aussi avec les éducateurs de la Sauvegarde dont je salue le travail, concertation régulière avec l’État et la police nationale. Et je n'ai eu de cesse de réclamer une présence policière en uniforme renforcée dans le secteur géographique très limité où les trafics se produisent.

À cet égard, je remercie Mme le Préfet qui a ordonné depuis septembre des opérations coups de poing régulières. Il est en effet essentiel que l’État démontre qu'il n'y a pas de zone de non droit abandonnée à des petits trafiquants. C'est d'ailleurs ce que j'ai eu l'occasion de dire au nouveau Directeur Départemental de la Sécurité Publique, le commissaire Fraysse, qui est venu me rencontrer mardi alors qu'il venait juste de prendre ses fonctions.

Dès le mois de juin, j'ai écrit au ministre de l'Intérieur pour lui dire que la Ville était  candidate pour expérimenter le police de proximité évoquée par le nouveau gouvernement. En septembre, le député Olivier Damaisin, que je remercie, a relayé ma demande. Plus récemment, en décembre, lors du CLSPD, a été évoquée la mise en place d'un dispositif de la participation citoyenne auquel j'ai donné mon accord, à condition que l’État en fixe les modalités et le contrôle, parce que la sécurité c'est l'affaire de tous.
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En décembre, après la Conférence territoriale qui s'est tenue à Cahors, le Gouvernement a annoncé un plan de 5 milliards d'euros pour aider les villes moyennes qui sont toutes confrontées aux mêmes problématiques : désertification des centres et charges de centralité lourdes qui pèsent sur la fiscalité locale. Ces annonces vont dans la bonne direction pour les villes moyennes elles-mêmes, mais  aussi pour tous les territoires qu'elles maillent et irriguent. Elles sont l'échelon indispensable pour enrayer la fracture territoriale qui menace notre pays. J'attends maintenant bien sûr de voir comment ces annonces vont se traduire concrètement.

Quand j'ai pris connaissance des domaines d'action concernés : habitat, logement, soutien aux commerces, rénovation des espaces publics, valorisation du patrimoine, c'est exactement la politique que nous conduisons à Villeneuve-sur-Lot. J'ai donc immédiatement écrit au Premier ministre pour lui détailler les actions que nous avions déjà engagées, et lui dire que si des contrats doivent être signés entre l’État et des villes moyennes, non seulement nous sommes candidats, mais nous sommes prêts !

C'est un sujet majeur sur lequel j'ai souhaité de suite associer le député pour qu'il puisse relayer notre demande auprès du Gouvernement. Ce qu'il a fait auprès du ministère de la Cohésion territoriale. Il est important que nous travaillions ensemble dans l'intérêt du territoire. Voilà qui nous change de la précédente équipe parlementaire qui n'avait jamais établi le moindre contact, ni avec la Ville, ni avec l'Agglomération.
Au niveau national, l'année qui vient de s'écouler s'est traduite par de profonds changements et l'explosion du système politique traditionnel dont la recomposition prendra plusieurs années. Non pas qu'il s'agisse de l'émergence d'un « nouveau monde », mais plutôt, je pense, de l'affirmation d'exigences fortes, en particulier sur l'efficacité des politiques publiques et le respect des engagements.

Parce que le respect des engagements est le socle de la confiance, comme je le disais au début de mon discours, l'équipe municipale que j'anime - au-delà des sensibilités de chacun de ses membres - s'est engagée depuis 2014 sur un « contrat municipal » et nous nous attachons à tenir nos engagements.

Dans ces périodes complexes et mouvantes, où notre société navigue entre individualisme et populisme, il faut pour les collectivités locales de la solidité, de la stabilité et de la détermination pour agir. Plus que jamais, le choix d'un engagement local doit reposer sur l'attachement à sa ville, l'attachement au bien commun et au service de l'intérêt général. Soyez-en assurés, notre cap reste le même : l'intérêt de Villeneuve et du Grand Villeneuvois.

J'adresse à chacun d'entre vous mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour 2018.

Dernière modification : vendredi 12 janvier 2018