Expos temporaires
> 17 juin au 17 octobre
ESPAGNE LES ANNÉES SOMBRES
1945/1960
Faisant suite à “ l'Action Pensive ” (2007) et la “ Représentation Pensive ” (2008) qui exploraient l'art en France après la Seconde Guerre Mondiale, Espagne, les années sombres - 1945/1960, présentera les courants artistiques qui apparurent en Espagne après la guerre civile qui déchira le pays de 1936 à 1939.

L'Espagne se trouve alors plongée dans un profond isolement. Franco prône un retour à l'ordre, une limitation stricte des libertés, un refus de ce que son régime perçoit comme décadent. Dans le domaine des arts, comme dans toute dictature, attachée à l'académisme, l'art officiel est au service de la propagande contre toute action subversive. Mais c'est sans compter sur la capacité de résistance et la volonté créatrice des artistes espagnols voulant sortir leur pays de son enlisement culturel.
Seront également présentés, des artistes indépendants ayant participé à cette explosion créatrice en réaction à l'oppression : Antoni Clavé, Pablo Palazuelo, Albert Rafols-Casamada...
Deux hommages seront rendus : l'un, aux grands précurseurs que furent Pablo Picasso, Juan Miró, Oscar Domínguez, Luis Fernández, Francisco Bores et Julio González ; l'autre à Fermín Aguayo, artiste exilé qui fut un des premiers de cette génération à aborder l'abstraction.
La conception de cette exposition a été rendue possible grâce aux prêts :
- Des collections publiques françaises : Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, le Centre Georges-Pompidou, Les Abattoirs de Toulouse, le Musée Cantini de Marseille, Le Musée Fabre de Montpellier, le Musée des Beaux-Arts d'Angers,
- De musées espagnols : Le Musée d'Art Contemporain de Barcelone, le Musée Patio Herreriano de Valladolid, le Musée des Beaux-Arts de Saragosse,
- Mais aussi de la Fundació Suñol de Barcelone, des galeries Jeanne-Bucher et Daniel-Lelong (Paris), de collections privées.
> 5 novembre 2010 au 30 janvier 2011
ANDRÉ CROCHEPIERRE

Adolescent, André Crochepierre passe ses heures de loisirs à peindre et à dessiner avec une certaine maîtrise. Monsieur Detraux, nommé à Villeneuve-sur-Lot Ingénieur des Ponts et Chaussées, fait connaissance de l'artiste en herbe, alors simple employé dans le service dont il prend la direction. Convaincu de son talent, cet amateur d'art le recommande à ses amis parisiens. Crochepierre entre alors dans l'atelier du peintre Bouguereau. Sociétaire des Artistes Français, il obtient la mention honorable lors du Salon de 1882. Il épouse en 1894 Amélie Detraux, fille de son protecteur qui devient sa muse et son modèle.
Provincial ? André Crochepierre le revendique et sa vie le démontre. Sa tendresse profonde pour cette terre d'Occitanie l'incitera souvent à peindre des scènes de genre aux thèmes rustiques. Néanmoins, il prend plaisir aussi à évoquer une certaine bourgeoisie empreinte d'art et de culture : Amélie apparaît tour à tour paysanne gasconne ou bourgeoise. Son unique grand voyage, en Hollande en 1907, le marque profondément. Inspiré par les peintres flamands du XVIIe -Rembrandt, Gérard Dou-, le peintre réalise à son retour La Pâtissière et le Travail interrompu, uvre achetée par l'État et exposée au Louvre de son vivant.
En 1929, une attaque paralyse définitivement sa main droite. Dès lors, ne peignant que de la main gauche, il réalisera des autoportraits bouleversants.
Mercredi 9 Juin 2010