Service à contacter :

Musée de Gajac
2 rue des Jardins
47300 - Villeneuve-sur-Lot
Tél. : 05 53 40 48 00
musee@mairie-villeneuvesurlot.fr

Ouverture au public
Horaires d'hiver (de novembre à mars) : du mardi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h, les samedis et dimanches de 14 h à 17 h.
Horaires d'été (d'avril à octobre): du mardi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, les samedis et dimanches de 14 h à 18 h. Fermeture les jours fériés.
Fermeture au public le lundi


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Accueil > Culture > Musée de Gajac > Exposition Spazio Chiuso d'Eric Vassal - Du 31 janvier au 31 mars 2020

Exposition Spazio Chiuso d'Eric Vassal - Du 31 janvier au 31 mars 2020

Exposition Eric Vassal à Villeneuve-sur-LotLe Musée de Gajac a proposé au plasticien Eric Vassal (photographe, peintre, sculpteur et graveur) de concevoir une exposition–installation faisant écho à l'univers de Piranèse, le célèbre graveur des ruines romaines.
Né en 1961 à Paris, Éric Vassal est un ancien élève de l'École du Louvre, des Beaux-Arts de Paris, de l'École supérieure des arts graphiques Penninghen et de l'atelier 17, il fut également l’élève du graveur Stanley William Hayter et du sculpteur César.
Jusqu'en 1997, Éric Vassal a été illustrateur pour des journaux prestigieux comme Le Monde, Le Figaro et a également réalisé plusieurs affiches pour de grandes sociétés ou institutions comme l'Office National des Forêts, la Ville de Paris ainsi que de nombreuses couvertures pour l'édition, Presses Universitaires de France, Gallimard...
Depuis la fin des années 90, le travail d'Éric Vassal s'est développé à travers un échange constant entre la sculpture, la peinture, l'estampe et la photographie.
L'artiste se questionne sans cesse sur le lien que l'oeuvre d'art entretient avec l'espace ou le lieu qui l'accueille et prend toujours en compte le déplacement du spectateur au sein de ses expositions.




Autour de l'exposition


Visites commentées :

  • dans le cadre des Nouveaux Rendez-vous de Gajac, la visite commentée par Marlyse Courrech prévue le 12 février est reportée au mercredi 19 février
  • accueil des établissements scolaires, de la maternelle au lycée, et des centres de loisirs sur RDV. Gratuit. Chantal Borredon – Médiatrice jeune public.
  • accueil des publics adultes - Maria Bonville – Médiatrice public adulte.

Spazio Chiuso - texte d’Eric Vassal


Eric Vassal


Depuis plusieurs années, je travaille autour du lien que l’œuvre d’art entretient avec le patrimoine, l’architecture et l’histoire de l’art. C’est avec un extrême enthousiasme que j’ai accepté la proposition des responsables du Musée de Gajac de dialoguer avec les collections Piranèse. Mon intérêt pour le travail de l’estampe m’a naturellement amené à m’intéresser très tôt à l’œuvre de l’artiste italien. Je me souviens m’être extasié sur l’aspect vertigineux, austère et brutal de ces architectures inquiétantes, avoir été séduit par les écrits des préromantiques ou des écrivains néogothiques anglo-saxons comme de Quincey ou Horace Walpole, eux-mêmes objectivement influencés par l’œuvre de Piranèse.
L’artiste se décrivait comme « architecte vénitien », pour l’exposition Spazio Chiuso du musée de Gajac, j’ai choisi d’aborder la question architecturale dans l’œuvre de Piranèse d’un point de vue plastique, mais également psychanalytique, en abordant plus particulièrement la question de l’enfermement.
Espaces de l’orthopédie sociale dont parlait Michel Foucault, la prison et la claustration sont des thèmes récurrents dans l’œuvre de l’artiste italien. Enfermement physique, mais également mental se traduisent par des espaces hallucinés, lacérés de passerelles, d’escaliers multiples, baignés de clairs obscurs et d’ombres d’encre.
Spazio Chiuso est une installation multimédia immersive qui convie le spectateur à vivre l’expérience physique de l’enfermement, tous les sens du spectateur sont ainsi convoqués lors d’un parcours initiatique, qui le mènera au cœur de l’installation, faisant référence au « Naos » des temples de l’antiquité grecque, espace où il pourra visionner un travail vidéo revisitant l’œuvre de Piranèse.
L’enveloppe du volume représente des motifs de caissons de plafond, inspirés de gravures anciennes. Les impressions faisant référence aux décors de l’architecture antique, jouent sur les notions de dedans et de dehors, ainsi que sur le basculement du dessus et du dessous.
L’ensemble de l’espace muséal, baigné de son et de lumière bleutée, complète la submersion du spectateur.
Dans la seconde salle, la résonance avec l’œuvre de Piranèse s’affirme par l’exposition de deux séries. Les sculptures murales « Graffiti » et les estampes de la série « Directions » sont autant d’hommages au dessin, jouant du volume et de l’ombre portée.
Les graffitis sont des structures métalliques découpées à la main. Pour ces sculptures, le dessin préside à la réalisation de l'œuvre, la forme s'inspire d'une ligne tracée au fusain, d’un crayonné dans l'espace. La structure dialogue avec la lumière, créant des jeux d'ombres subtils, profitant de sa légèreté afin de saisir le regard du spectateur. Entre apparition, disparition, répétition des vides et des pleins, des contours se révèlent, des formes vives et inertes vibrent. Ce travail joue sur la multiplication des points de vue. Les axes de lecture sont par conséquent multiples, révélant le silence des légers entrelacs et des circonvolutions dispersés dans la forme. C’est par le vide que le plein parvient à manifester sa vraie plénitude.
Comme dans la plupart de mes œuvres qu'elles soient monumentales ou plus intimistes, le dialogue avec l'espace, les jeux d’équivoque, le travail sur l’ombre portée et la transparence sont récurrents.
Trois œuvres sont directement inspirées d’estampes de Piranèse, pour cela j’ai d’abord déconstruit l’œuvre originale avant de la redessiner sur le support métallique.
Concernant la série d’estampes « Directions », j’ai choisi de la présenter en regard des sculptures, en effet, les motifs ne sont pas sans évoquer certains thèmes présents dans l’œuvre du graveur italien, formes entrelacées à degrés, enchevêtrements des motifs, accentuation du noir et blanc.
Lors de ce dialogue avec la collection Piranèse du Musée de Gajac, je me suis efforcé de marier visuellement différents jeux de connexion et d’altérité, aussi bien dans le choix des motifs que des techniques employées, afin de mettre en évidence la résonance qui existe et a toujours existé entre l’art contemporain, l’histoire des arts et le patrimoine.



Parcours de visite de l'exposition Spazio Chiuso

Hall

Depuis plusieurs années, l’artiste travaille autour du lien que l’œuvre d’art entretient avec le patrimoine, l’architecture et l’histoire de l’art. Son intérêt pour le travail de l’estampe l’a naturellement amené à s’intéresser très tôt à l’œuvre de Piranèse. Il se souvient s’être extasié sur l’aspect vertigineux, austère et brutal de ces architectures inquiétantes, avoir été séduit par les écrits des préromantiques ou des écrivains néogothiques anglo-saxons comme de Quincey ou Horace Walpole, eux-mêmes objectivement influencés par l’œuvre du graveur.
Piranèse se décrivait comme « architecte vénitien » ; pour l’exposition Spazio Chiuso du Musée de Gajac, Eric Vassal a choisi d’aborder la question architecturale dans l’œuvre de Piranèse d’un point de vue plastique, mais également psychanalytique, en abordant plus particulièrement la question de l’enfermement.
Lors de ce dialogue avec la collection Piranèse du Musée de Gajac, le plasticien s’efforcé de marier visuellement différents jeux de connexion et d’altérité, aussi bien dans le choix des motifs que des techniques employées, afin de mettre en évidence la résonance qui existe et a toujours existé entre l’art contemporain, l’histoire des arts et le patrimoine.

Grande salle

Spazio Chiuso est une installation multimédia immersive qui convie le spectateur à vivre l’expérience physique de l’enfermement, tous les sens du spectateur sont ainsi convoqués lors d’un parcours initiatique, qui le mènera au cœur de l’installation, faisant référence au « Naos » des temples de l’antiquité grecque, espace où il pourra visionner un travail vidéo revisitant l’œuvre de Piranèse.
L’enveloppe du volume représente des motifs de caissons de plafond, inspirés de gravures anciennes. Les impressions faisant référence aux décors de l’architecture antique, jouent sur les notions de dedans et de dehors, ainsi que sur le basculement du dessus et du dessous.
L’ensemble de l’espace muséal, baigné de son et de lumière bleutée complète la submersion du spectateur.

Petite salle

Les sculptures murales « Graffiti » et les estampes de la série « Directions » sont autant d’hommages au dessin, jouant du volume et de l’ombre portée.
Les Graffitis sont des structures métalliques découpées à la main. Pour ces sculptures, le dessin préside à la réalisation de l'œuvre, la forme s'inspire d'une ligne tracée au fusain, d’un crayonné dans l'espace. La structure dialogue avec la lumière, créant des jeux d'ombre subtils, profitant de sa légèreté afin de saisir le regard du spectateur. Entre apparition, disparition, répétition des vides et des pleins, des contours se révèlent, des formes vives et inertes vibrent. Ce travail joue sur la multiplication des points de vue. Les axes de lecture sont par conséquent multiples, révélant le silence des légers
entrelacs et des circonvolutions dispersés dans la forme. C’est par le vide que le plein parvient à manifester sa vraie plénitude.
Comme dans la plupart des œuvres d’Eric Vassal, qu'elles soient monumentales ou plus intimistes, le dialogue avec l'espace, les jeux d’équivoque, le travail sur l’ombre portée et la transparence sont récurrents.

Concernant la série d’estampes « Directions », l’artiste a choisi de la présenter en regard des sculptures, en effet, les motifs ne sont pas sans évoquer certains thèmes présents dans l’œuvre du graveur italien, formes entrelacées à degrés, enchevêtrements des motifs, accentuation du noir et blanc.





Dernière modification : vendredi 26 juin 2020